I still alive

With all the horrors we saw, we're going to war with a smile on our faces, because we're friends of Death himself…

Archive pour novembre, 2012

Loser like me…!

Posté : 25 novembre, 2012 @ 8:31 dans Non classé | Pas de commentaires »

Yeah, you may think that I’m a zero
But, hey, everyone you wanna be
Probably started off like me
You may say that I’m a freakshow (I don’t care)
But, hey, give me just a little time
I bet you’re gonna change your mind

All of the dirt you’ve been throwin’ my way
It ain’t so hard to take, that’s right
‘Cause I know one day you’ll be screamin’ my name
And I’ll just look away, that’s right

Just go ahead and hate on me and run your mouth
So everyone can hear
Hit me with the words you got and knock me down
Baby, I don’t care
Keep it up, I’m tunin’ up to fade you out
You wanna be
You wanna be
A loser like me
A loser like me

Push me up against the locker
And hey, all I do is shake it off
I’ll get you back when I’m your boss
I’m not thinkin’ ’bout you haters
‘Cause hey, I could be a superstar
I’ll see you when you wash my car

Hey, you, over there
Keep the L up, ’cause I don’t care
You can throw your sticks, and you can throw your stones
Like a rocket, just watch me go
Yeah, l-o-s-e-r
I can only be who I are

Just go ahead and hate on me and run your mouth
So everyone can hear
Hit me with the words you got and knock me down
Baby, I don’t care
Keep it up, I’m tunin’ up to fade you out
You wanna be
You wanna be
A loser like me
A loser like me

 

Je ne sais pas si j’ai assez insisté sur le fait que mes « nouvelles amies » étaient de ces filles dont on ne préfère pas entendre parler, c’est-à-dire qu’elles faisaient parti de ce groupe que cet ancien nous qualifiait d’ »inpopulaire », ce qui bien sûr, était une énorme bêtise. Avez-vous bien compris que ma vie allait tourner autour de gens que l’on apprécie pas pour une raison quelqu’onque? Autour de ces personnes avec lesquelles on a jamais envie de travailler? Eh oui, j’étais passé à l’envers du décors, et je ne le regrettais pas. Mais , pour cette simple et dure raison que mes fréquentations se faisaient traiter de losers et de geeks par des gens simplement différants, je ne pouvais plus faire les mêmes choses qu’avant, je ne pouvais plus faire la bise à ceux que j’avais apprécié, je ne pouvais plus refaire surface de vieux souvenirs, car ces personnes ne les partagaient pas. Enfin, passons. Vous devez être plus interessés par leurs physiques ou leurs personnalités.       Vous ne devriez pas.

Je levai alors la tête, et je vis 4 visages de filles, toutes différentes, mais qui semblaient partager un trait du visage, je ne sus pas dire lequel.

De gauche à droite, la 1ère que je vis fut Miranda. Cette femmelette à la peau blanche m’apparu tout de suite comme une sorte d’intrus à cette bande de gens qui étaient tombés au plus bas! Elle était de taille moyenne, avait les cheveux d’un bruns clair, presque châtains j’aurais dit: bouclés comme ceux des petites écolières anglaise ( » et naturels! » affirmait-elle), plutôt longs, un peu près jusqu’à la taille, elle les laissait à l’air libre, parce qu’elle  » voulait leur donner de la liberté » (à ses cheveux). Pour conclure ce chapitre, que dis-je, ce roman sur sa crinière , je dirais que malgré ses mèches brunes, qu’elle devait surement porter pour ne pas faire croire à une teinture blonde, ils donnaient toujours l’impression d’être naturels, et c’est ce qui fit joué son as au joueur de cartes qu’est celui ou celle qui l’a crée. Il faut dire qu’elle était vraiment magnifique.Elle portait les marques des angelots dans ses pupilles, encerclés par de magnifiques cils noirs ! Ses joues étaient tout ce qu’il y a de plus normal, sauf qu’elle devait bien être la seule fille que j’eût connu de mon existence qui n’avait pas de faucettes! Pas la moindre trace quand elle riait autour de ses pommettes! Jamais une imperfections sur son front lumineux ! Ses sourcils ne bougeaient pas quand elle pleurait, et lorsqu’elle le faisait, elle était toujours aussi.. Parfaite. Pourquoi? Personne n’aurait su le dire! Elle avait tout ce qu’il fallait au millimètre près, des yeux plus gros que petits (qui donnaient une certaine malice à son regard), enfin bref, ce qui semblait faire son charme, cela aurait pu être ses lèvres. Elles paraissaient avoir la chair d’une pêche délicate et humide pour les recouvrir, comme si n’importe qui avait déposé des boutons de fleurs de cerisier sur la fente de sa bouche à petite ouverture mais aux lèvres plus épaisses. Elle ne portait pas de gloss ou de rouge à lèvres: elle laissait toujours ses atouts numéros 1 à la vue de chaque être, pour soit la jalouser soit l’envier soit mourir d’envie de l’embrasser…! Mais c’est vrai, je ne vous demande bien sûr, pas de me croire, mais elle redevenait désirable dès que son écharpe retirée laissait aux garçons la joie de se donner des fantasmes sur toutes les sensations qu’auraient procurées une bouche pareille à celle-ci sur la leurs. Enfin, elle était très convoitée  pour sa sensualité, sa capacité à utiliser ses charmes, et ses lèvres douloureuses. Comme quoi les gens ne sont pas aussi intelligents qu’on le croit. Ils tombent en admiration sur n’importe qui.

À sa droite, une jeune fille un peu plus grande, se tenant toute droite, les bras croisés, des bagues aux dents blanches; je me trouvais face à cette chère Jennifer, telle une fan face à une top-model, je me sentais toute petite. Cette jeune femme avait tout pour intimider , et j’appris que ce fut ce qui la rendait antipathique aux regards des autres. Tout de même, elle égalait la 1ère, mais dans un autre domaine. Elle était une blonde pure à la mèche lissée et soignée sur le front et aux cheveux humidifiés de façons à ce que, malgré leur épaisseur et leur frisage , ils paraissent fins et raides. Elle les portait à la hauteur du bas du coup, en coupe au carré féminisée. Ses bagues « gâchaient  » un peu son sourire, même si il était très fin, il allait avec son visage: elle avait de magnifiques yeux noisettes, mais plutôt petits, tout comme son nez, qui lui paraissait plus imposant qu’il ne l’était à cause de ses yeux. Avez-vous déjà vu le pelage d’un écureuil en hiver? Eh bien c’était de cette couleur que ses sourcils parfaitement épilés surmontaient ses pupilles, ce qui faisait ressortir les modes de vue de cette fille… Elle était très glamour, très élégante, profitant de sa grande taille pour enfiler les accessoires les uns sur les autres  (sacs en bandoulière, bracelets, boucles…) et se donner chaque jour une nouvelle vision de ce que peut être le style qu’elle avait. SI je ne devais donner que quelques mots pour décrire Jennifer à ce moment-là, pour la 1ère fois , je citerais ceux-ci: intimidante, glam, grande. En gros, future mannequin.

Camile suivit la cadence en se proposant à moi à moitié pliée de rire, son grand sourire habituel au épaisses lèvres beiges, surchargées de gloss. C’est une jeune fille grande pour son âge, à environ 8 cm de plus que la moyenne, donc un peu plus grande que Miranda et moins que Jennifer. Camile avait toujours été complexée à propos de son prénom, qu’elle trouvait ridicule pour cause de la faute d’orthographe que ses paternels n’avaient pas remarqué- Elle n’aimait pas non plus son nom de famille, trop long à son goût… Grâce à ça, ou à autre chose peut-être, elle n’eût, d’après elle, pas d’autres gros complexes dans sa vie d’ado: c’est vrai qu’elle n’avait pas de quoi…! Elle était mince, maigre, avec une poitrine pas mal grosse mais peut-être plus petite qu’elle ne l’aurait voulu: elle parlait de la partie opposée de son anatomie (son derrière) avec plus de rigueur , qu’elle trouvait trop gros, trop voyant. Il faut savoir que dès qu’ils pouvaient, les représentants du sexe masculin se la « refilaient » dans son dos, mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’elle souhaitait rester vierge jusqu’au mariage, mais pas d’enfants au programme de vie future… Ce qui attriste beaucoup ses prétendants qui la trouvaient parfaite jusqu’à ce qu’elle le leur annonce , eux qui souvent la surpassaient de quelques années et qui ne rêvaient que de ça: ils étaient déçus…. Camile avait un visage ovale entouré de cheveux roux en batailles qu’elle affirmait coiffés. Ses oreilles étaient collées à sa tête un peu disproportionnée, ce qui l’empêchait de porter des boucles d’oreilles, vu que ça ne se verrait pas! Elle portait un nez un peu relevé,mais surtout très petit et presque invisible de face tellement il se confondait bien avec la peau de son visage: ça lui faisait ressembler à un personnage de mangas avec des yeux plus petits!! Enfin, Camile vivait sa vie comme un plaisir habituel, et elle donnait la pêche à tout le monde.

Pour finir, je dévisagea celle qui avec qui j’allais m’entendre le mieux, Carolyn, la plus petite en taille, la plus grande en esprit, la plus discrète, la plus invisible… C’était une fille qui adorait parler, mais qui ne le faisait pas avec autant d’aisance qu’elle en était capable à l’abris des oreilles indiscrète: elle était très timide. Et pourtant! Elle disait ce qui était de plus réfléchis et de plus drôle de ce qui pouvait être conté: elle racontait des histoires facilement, et lisait avec beaucoup de joie. C’était une fille qui n’avait pas peur du regard des autres, et n’hésitais pas à chanter à tue-tête avec Camile quand elle ne savait pas quoi faire, mais elle était toujours traitée avec dédain, simplement parce qu’elle ignorait les remarques méchantes à son sujet, et qu’elle ne se plaignait jamais. C’est à peine si elle critiquait les gens ! Elle avait un caractère très gentil. Son physique n’était pas au niveau de son amitié: elle était plate, sauf sur les fesses, qui formaient une petite colline sur le bas de son dos un peu voûté en arrière: elle avait de grands yeux vert foncés qui semblaient presque noirs, tout grands, mais qui étaient beaucoup trop en avant, ce qui transformait ce qui aurait pu être magnifique en horreur. Malgré sa petite taille, elle portait un visage rectangle, avec un mentons trop en avant et des sourcils trop fins pour être beaux. Elle avait une bouche qui était celle de Miranda en moins …. avantageuse. Elle avait des cheveux noirs ébènes qu’elle portait attachés en queue de cheval . Dès, qu’elles étaient déroulées, ses magnifiques mèches ondulée la transformaient en sirène, du noir.En tout cas, elle avait beau ne pas être « canon », elle était appréciée par le peu de gens qu’elle côtoyait pour son caractère et ses goûts formidables.

Voilà ce que vit devant moi: Miranda, Jennifer, Camile et Carolyn. Les 4 filles qui allaient m’aider durant le reste de cette année-là. Quand je les regarda, je crus que ce moment dura des heures entières. C’est pour ça que j’écris un article seulement sur ces filles et cette 1ère rencontre: elle était décisive. C’étaient des losers. Des losers que j’aimais déjà sans accepter de me l’avouer. Des losers dont j’allais faire parti. Des losers géniaux.

Isa

Bonus: petits mots entre les anciens amis de Isabelle

Posté : 16 novembre, 2012 @ 8:16 dans Non classé | Pas de commentaires »

 » Hey, Roll, tu penses quoi de cette histoire entre Kev et Charlotte?

Oh, rien, j pense qu’ils font ce qu’ils veulent, c’est pas mon histoire.

Mais c’est pas un peu vache de leur part pour Isa?

Non, de toute façon, elle veut plus nous parler depuis que Sarah et moi, on lui a dit ce qu’on pensait.

Vous auriez pu être un peu moins directs, non?

T’es pas mon père, c’est pas à toi de me dire ce que je dois faire

Ouais, mais je suis ton meilleur pote quand même!

C’est pas une raison. Tais-toi.

OK, c’est bon, jte laisse, mais quand même fait plus gaffe la prochaine fois. T’as vu, maintenant, elle est obligée de traîner avec EUX

Ouais grave! La pauvre! Si elle traîne avec les pas populaires, je lui cause plus, sinon c’est la honte, et c’est mort pour Sarah!

On, ce sera pas une grande perte, cette meuf. Elle est déjà sortie avec 14 mecs en 2 mois 

Elle me fait trop d’effet cte meuf je sais pas comment elle fait

Comme Isa?

Tu rigoles! Maintenant qu’elle est partie, elle vaut pus rien: Kev, c’était tout ce qu’elle avait de bien

:) (salaud)

Ah mais toi t’en penses quoi?

Chais pas je la trouvais sympa moi…

Tu traînes avec elle jte parle plus!

OK, OK c’est bon je laisse tomber. Sinon…. »

 

Somebody I used to know…!

Posté : 16 novembre, 2012 @ 7:52 dans Non classé | Pas de commentaires »

Now and then I think of when we were together
Like when you said you felt so happy you could die
Told myself that you were right for me
But felt so lonely in your company
But that was love and it’s an ache I still remember

You can get addicted to a certain kind of sadness
Like resignation to the end
Always the end
So, when we found that we could not make sense
Well, you said that we would still be friends
But I’ll admit that I was glad that it was over

But you didn’t have to cut me off
Make out like it never happened and that we were nothing
And I don’t even need your love
But you treat me like a stranger and that feels so rough

No, you didn’t have to stoop so low
Have your friends collect your records and then change your number
I guess that I don’t need, that though
Now you’re just somebody that I used to know
Now you’re just somebody that I used to know
Now you’re just somebody that I used to know

Now and then I think of all the times you screwed me over
But had me believing it was always something that I’d done
But I don’t wanna live that way, reading into every word you say
You said that you could let it go
And I wouldn’t catch you hung up on somebody that you used to know

But you didn’t have to cut me off

Make out like it never happened and that we were nothing
And I don’t even need your love
But you treat me like a stranger and that feels so rough
No, you didn’t have to stoop so low
Have your friends collect your records and then change your number
I guess that I don’t need, that though
Now you’re just somebody that I used to know

Je n’arrive pas à oublier Charlotte. Elle me hante, chaque pas qu’elle fait, chaque bribe de sa conversation me parvient toujours, chaque baiser qu’elle colle sur les joues de Kevin… Et dire qu’elle n’essaye pas de s’expliquer! j’ai essayer de lui expliquer ce que je ressentais à son égard, et elle m’a répondu qu’elle faisait ce qu’elle voulait, que l’amour passait avant notre amitié tous simplement parce que ça m’était déjà arrivé et que toutes ces choses ne se commandaient pas!! Mais quelle débile, quelle… Comme si il ne s’était rien passé! Comme si elle n’étais pas au courant de ce que nous faisions avec Kev’!  C’était ma 1ère confidente! Celle à qui je détaillais toutes mes journées en présence de cet amour! « Tu me saoulais, avec tes histoires, alors j’ai voulu essayer, et ça m’a plu! » Mais qu’elle se taise bon sang! C’est vrai que c’était beaucoup  plus facile pour elle que pour moi de le draguais, elle connaissait tous ces goûts, par intermédiaire de son « ancienne meilleure amie »! Enfin, je la hais, vous devez l’avoir compris, et je crois que ma seule solution serait de l’ignorer, comme si on était rien l’une pour l’autre… 

Parfois, comme si la jalousie me rongeais le sang, j’ai envie de lui arracher les yeux, mais pour ses actes par rapport à notre amitié plutôt que par sa trahison avec mon ex… Est-ce normal? Peut-être que, finalement, Kev’ et moi n’allions pas ensemble…

Bon, sinon, à part toute cette agitation négative, ce choc m’a fait me rendre compte de certaines choses, plusieurs semaines après bien sûr, et j’ai découvert que se trouvaient dans ma classe beaucoup de gens biens , gentils et doux, ayant de la conversation (ce dont s’occupait d’habitude Charlotte), et dont toutes ces personnes qui sont venues me voir pour me faire part de leur soutien vis-à-vis de ce « problème » , j’ai … On va dire, « remarqué » une fille particulièrement sympathique nommée Julie…

Elle est venue me voir alors que j’étais en larmes devant le mur des Tags, après qu’une ronde de garçons soient venus me rendre visite pour me souhaiter tout le bonheur du monde. Elle est grande, brune jusqu’au noir, avec de grands yeux de grenouilles… Qui fascinaient au premier regard… Elle avait un style plutôt « original » la première fois que je la vis, en ce jour où tout m’était comme effondré, mais j’appris avec le temps à trouver dans ses habits quelque chose d’habituel. Elle avait la réputation d’être une bosseuse. Quand je la vis à ce moment-là, je ne pensais pas qu’il y aurait pu avoir de l’amitié entre nous: j’étais comme tous ces gens qui considèrent certaines personnes moins appréciés pour leur insingularité en tant que « impopulaires », et je m’en veux encore beaucoup aujourd’hui d’avoir pu être aussi naïve en sortant avec Kévin, me rendant ainsi aux yeux des autres « mieux que ces autres idiots ». Je m’étais alors laissé emporté par cette vague d’imbécillités, mais en rompant contre mon gré tout lien avec la berge des « supérieurs », j’avais ouvert les yeux. C’est ainsi que, par le plus grand des malheurs, je découvris une sorte de 2ème monde à l’intérieur même de ma classe…

Lorsqu’elle m’aborda, je baissai toujours mes paupières, pensant qu’elle serait comme toutes les autres: remplie de pitié pour cette fille que j’étais. Mais je me trompais!

- » Bonjour…

-C’est bon, laisse-moi, je sais ce que tu veux me dire, mais sans te vexer, je n’en ais pas besoin…

- Oh si, ca se voit ma chérie! Je voulais juste te dire que nous sommes toutes passées par là, mais que certaines n’en soient pas sorties…

- sorties de quoi?

- Des trahisons par nos « soit-dis-antes » meilleures amies.

- Ah… »

D’accord, j’avoue que ce n’était pas une très bonne première approche, mais au moins, nous nous comprenions, et en moins de temps qu’avec n’importe qui d’autre, on savait à qui nous avions à faire.

- » J’étais donc ici pour te dire que, si tu cherches à te changer les idées, vu que je m’y connais en pas mal de malheurs, je serais là pour te faire penser à autre chose!

-Merci, mais je ne pense pas que j’ai besoin de ton aide, alors excuse-moi si je suis franche, mais ne m’attend pas trop longtemps, OK? »

Oh que je me trompais en pensant qu’elle m’oublierais vite ou que je le ferais encore plus vite! Bien entendu, quelques jours après ma dépression et quelques tonnes de larmes sur lesquelles je n’insisterais pas tellement elles m’étaient tristes et me zappaient le moral, je me retrouvais à défier toute ma fierté en allant, pour la 1ere fois de ma vie, passer devant les gens avec qui je traînais sans leur faire la bise pour avancer, tout doucement, sans être vraiment sûre de ce que je faisais, mais déterminée à sous-traiter mes anciennes relations qui, comme par hasard, ne vinrent même pas me consoler, dont quelques unes eurent même l’audace de me dire que Charlotte et Kevin avaient eut raison (vous comprenez donc pourquoi je ne vins plus leur dire bonjour) , et je m’incrustai aussi discrètement que possible entre 6 têtes qui m’étaient inconnues. Je découvris alors les personnes qui m’aideront tout au long de ma vie d’ado, en levant doucement les yeux, et en les dévisageant les unes après les autres. Je n’imaginais pas à quel point tout allait changer.

Isa

Set fire to the rain…

Posté : 13 novembre, 2012 @ 8:22 dans Non classé | Pas de commentaires »

Cristal sur mes jouesJe n’en peux plus.

Je marche , loin, si loin de tout ça, je marche.

Tout a un goût racis dans ma bouche. J’ai une boule dans le ventre. Un grosse bulle dans la tête, qui enveloppe mon espoir, mes espérances et mon bonheur… C’est comme si elle s’envolait…

Je marche toujours, et la pluie tombe. Mes yeux sont trop secs pour pleurer. Je reste la tête penchée vers le sol pour laisser aller ma souffrance au confins de la terre.

Je voudrais tant arracher ton visage, le griffer et le détruire, mais je ne peux pas. Non, je suis trop faible pour ça. Je suis trop triste, trop souffrante, trop malheureuse. Pourquoi? Je les aimais, j’avais tout ce dont je pouvais rêver! Pourquoi nos rêves se brisent-ils tous à  la manière de larmes de cristal, lorsque leur chute est la plus fracassante, au moment où il ne faut pas, au moment où on ne s’y attend pas. C’est fini.

Je suis désespérée. C’est si triste la vie. Je pourrais aller sur le pont . Oui. Enfin, je crois que je vais reculer. Devant se trouve le pont  » de l’amour », celui aux milles et un cadenas aux initiales gravées pour l’éternité… Kevin n’a jamais voulu en mettre. Enfin, lorsqu’on s’aimait. Mauvaise idée, je repars en arrière, mais s’engouffrent alors des touristes venus par dizaines sur le pont fragile du magnétisme originel. Je suis bloquée dans ma progression hors de ce trou: lorsque je veux avancer un pied dans cette mêlée, il se retrouve coincé entre 2 jambes ou sur un sac tombé… D’accord, ça ne dure pas longtemps, les manifestations de personnes , je sais, mais dans mon cas, ces personnes me semblaient être un tunnel vers l’innocence, mais innatégnable pour cause du courage et de la détermination nécessaire. Auriez-vous vraiment cru que dans mon état, je pouvais le traverser? Tous ces gens me semblaient être des briques, de ce genre qu’il faut casser à chaque mètre, non, je ne pouvais pas. Si elle avait été là, Charlotte m’aurait sorti de là, elle aurait été cette pelle qui m’aurait aidé à briser ces obstacles sur ma route… Mais non, elle n’est pas présente, logiquement.

Je n’en peux plus. S.O.S. Retenez-moi de me faire emporter par ce flot, ces vagues qui vous rendent martyrs, je n’en peux plus. Laissez-moi respirer. Laissez-moi vivre, même avec des poids sur le coeur, même avec des charges sur les épaules bien plus lourdes que le reste, même avec une  boule dans la gorge. Je suis malheureuse. Mais je suis humaine. Je me remettrais de Kevin- Pour Charlotte, c’est une autre histoire.

Mon mec m’a quitté. Mon mec m’a plaqué pour ma meilleure amie, qui a accepté. Il me trompait depuis quelques semaines. Et j’ai laissé faire. Je n’ais rien vu. Je suis aveugle. Et bête aussi. Je m’en veux, mais aussi au monde entier de n’avoir rien fait. De n’avoir rien dit. De ne m’avoir pas prévenu. Maintenant, entre nous c’est fini. J’y survivrais… Comme dit maman, je suis une ado. Mais Charlotte, ma meilleure amie, ma plus vieille amie, celle a qui j’ai tout dis, elle, je ne pourrais pas l’empêcher de me détruire intérieurement. J’imagine que je ne suis pas la seule dans cette situation, mais comprenez qu’elle était tout, tout ce que j’avais , toutes ces qualités qui me manquaient, tout ce que j’aimais. Maintenant, c’est fini . Le lever du soleil ne sera plus cette Lune dorée. Il serait peur. Il sera malheur. Bonheur perdu. Plus d’espoir. Plus d’amour. Plus Kevin. Plus Charlotte. Plus rien. Je ne suis plus rien.

Soudain, j’ai une idée. Je lève doucement mon visage vers le ciel, et comme des flocons de neige, les gouttes tombent sur moi, roulent sur mes joues, descendent mes sourcils et mes lèvres. Oui, je pleure. Je pleure la pluie. Je pleure mon amitié et mon amour. Je me sens renaître par ce petit espoir qui éclos comme une fleur en moi. Il faut juste éviter qu’il ne se fane pas. Pas tout de suite.

 

I let it fall, my heart
And as it fell, you rose to claim it
It was dark and I was over
Until you kissed my lips and you saved me
My hands, they were strong, but my knees were far too weak
To stand in your arms without falling to your feet

But there’s a side to you that I never knew, never knew
All the things you’d say, they were never true, never true
And the games you’d play, you would always win, always win

But I set fire to the rain
Watched it pour as I touched your face
Well, it burned while I cried
‘Cause I heard it screaming out your name, your name

When laying with you I could stay there
Close my eyes, feel you here forever
You and me together, nothing is better

‘Cause there’s a side to you that I never knew, never knew
All the things you’d say, they were never true, never true
And the games you’s play, you would always win, always win

But I set fire to the rain
Watched it pour as I touched your face

Well, it burned while I cried

‘Cause I heard it screaming out your name, your name
I set fire to the rain
And I threw us into the flames
When we fell, something died
‘Cause I knew that that was the last time, the last time

Sometimes I wake up by the door
That heart you caught must be waiting for you
Even now when we’re already over
I can’t help myself from looking for you

I set fire to the rain
Watched it pour as I touch your face
Well, it burned while I cried
‘Cause I heard it screaming out your name, your name
I set fire to the rain
And I threw us into the flames
When we fell, something died
‘Cause I knew that night was the last time, the last time, oh

Oh, no
Let it burn, oh
Let it burn

Isa

 

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