I still alive

With all the horrors we saw, we're going to war with a smile on our faces, because we're friends of Death himself…

Archive pour décembre, 2012

Extrait d’un journal intime 7.12.2012 de Isa

Posté : 10 décembre, 2012 @ 7:49 dans Non classé | Pas de commentaires »

7.12.2012

Je crois que la vraie magie de l’amitié ne se trouve pas dans le fait de rigoler ou de se balader ensemble, même de se faire confiance. Je m’en suis rendue compte il n’y a pas aussi longtemps que ça, avant la mésaventure de Jennifer. J’avais toujours cru que se tenir par le bras et manger ensemble étaient les bases d’une amitié durable, parce que cela signifiait que la personne concernée faisait parti de notre quotidien, même car on se faisait plaisir mutuellement par de simples actions qui ne nécessitent pas grande énergie. Pour moi, quand quelqu’un faisait ce que sa meilleure amie lui demandait à chaque fois qu’elle le désirait, c’était une fille soumise, qui obéissait aux ordres. Je me suis complètement trompé, mais jusqu’au trognon!

L’amitié commence réellement au moment où l’on se rend compte du manque qui se trouvait dans notre coeur , lorsqu’on  comprend que cette personne que nous côtoyions le plus souvent possible, l’a comblé. La véritable amitié naît lorsque les deux tristes vides et gros malheurs se rencontrent , et commence déjà à se compléter. Simplement parce que tout le monde a besoin d’un être différent des autres à ses côtés, une personne qui se démarque si essaiment du reste des troupes… Une petite voix qui surpasserait celle d’une foule , un style qui la rendrait reconnaissable partout où elle laisserait sa trace, dans une rédaction ou dans un bac à sable. L’amitié est toujours représentée par une boule à la taille modifiable qui se trouverait 24 h sur 24 h au plus profond de nos hantise: quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, elle est omniprésente dans nos têtes, elle n’est pas éternelle, sauf pour quelques exceptions: c’est par la peur de la perdre qu’on en fait parfois trop, c’est par la peur d’en dépendre qu’on en fait pas assez. On l’a souvent dit, mais je vais citer cette fameuse phrase de on-ne-sait-pas-et-on-ne-saura-jamais-qui:

 » Il vaut mieux avoir un ami fidèle que dix que l’on croise à la sortie des cours ». Il y a encore  » La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître ». Ils traitent de la même chose! Il faut bien choisir ses fréquentations, plus que ses choix: ce sont elles qui nous accompagneront lorsque nous devrons contourner un obstacle; ce sont elles qui nous retiendrons à la vie tout au long de notre existence; ce sont elles qui se trouveront toujours derrière notre dos, pour être sûr que nous ne fassions pas de bêtises ou que nous ne nous trouvions pas seuls… Une vraie amitié, c’est quand on sait que , si on demande à notre ami de nous assister à n’importe quel moment de notre destinée, il viendra à nous, malgré les efforts qu’il  devra faire , ou l’énergie qu’il y usera. Peut-être ne sera-t-il pas utile, ou de mauvais conseil! Mais au moins, n’est-ce pas déjà une preuve d’affection que de s’user à rendre service à ceux qui nous tiennent à coeur? Ne pensez-vous pas qu’un vrai ami devrait toujours venir à la rescousse de la 2ème partie de son duo? Une amitié, c’est quand on sait se priver de tout pour satisfaire notre deuxième moitié, comme si on en dépendait? Oui, ce doit être cela la vrai crainte des politiciens: la camaraderie nous fait lier des liens, qui peuvent être tantôt fort et résistants à toute tempête, tantôt faible et facilement atteignable, brisable en un seul souffle. C’est cette 2ème option qui nous permet de tout se dire, qui nous permet de bien rire entre potes, mais il suffit d’une seule trahison volontaire ou non, et un regard dur peut remplacer ces câlins. Non, ce n’est pas cela qui est digne de prétendre être universelle. Pour arriver à un résultat authentique, il faut beaucoup de patience, il faut de la timidité et de la franchise, un soupçon de crainte et de méfiance, et une curiosité dévorante. La vrai fraternité peut enclencher un syndrome de « gros blanc », des effets secondaires qui imposeraient aux meilleurs copains de grands moments de silence dévorants, pour réfléchir, ou plus fréquemment parce qu’on n’a plus rien à se dire.  Je crois que ce sont ces moments-là qui traduisent un espoir. On peut connaitre quelqu’un depuis longtemps, ne jamais cesser de l’interroger ou de lui répondre, de discuter, mais par un hasard ambigu, ne plus rien trouver à faire sortir de ses lèvres, comme si on ne pouvait, d’un coup, plus penser, que rien ne nous vienne à l’esprit, alors que pourtant, avant, chaque minute passée était une succession de rigolades et souvenirs évoqués. C’était avant. On ne peut pas effacer la passé. Et c’est bien ça qui nous oblige à prendre en compte tout ce que l’on a fait jusqu’à maintenant. Une vieille amitié n’est jamais brisée si elle était partie sur de bonnes bases. Oui, les bases, le premier regard, les premières paroles, les premières questions, chacun à connu cet embarras de se trouver face à un être dont on ignorait totalement les points d’intérêts. C’est le point décisif. Soit on s’intéresse l’un à l’autre par on-ne-sait-quelle-raison, ou bien on ne fait rien, on ne se regarde plus, on ne tiens plus à se parler ni à prétendre se connaitre. C’est aussi cela qui rend les chose compliquées: on croit toujours que la personne avec qui l’on souhaite monter une estime de l’autre ne s’intéressera pas à vous. La plus part du temps, ce sont des paroles en l’air que vous lancez. Ne vous leurrez pas! N’abandonnez pas! Rester debout! Allez-y peut-être plus doucement, introduisez-vous avec plus de finesse à son milieu  , si vous êtes bien sûr qu’elle en vaut la peine.

Je ne pense pas que la question de savoir si celui ou celle qui nous intéresse  me reviens, mais je crois savoir ce qu’il nous faut pour pouvoir nouer une sympathie avec quelqu’un : la confiance en sois, la diversité d’opinions et l’expérience. La confiance en sois pour persévérer , toucher son but, ne pas toujours se remettre en cause comme si le monde autour de nous était parfait. La diversité d’opinion pour pouvoir faire et entretenir une discussion intéressante.Oui, les disputes , les débats et les dialogues sont le meilleur moyens de faire naître du respect, donc de l’intérêt chez une personne envers une autre. Pour finir, l’expérience, qui s’acquiert avec le temps , qui nous sert à se pas se tromper ni à choisir la « mauvaise « vie. Bon, c’est une thèse, c’est un avis. Vous êtes libres de ne pas y croire. Mais regardez les gens « populaires », rien que ceux qui sont aimés, prenez du recul par rapport  à vos fréquentation, pendant 10 minutes, pendant même pas un repas: ne dites rien, écoutez les discussions des autres, observez toutes les manies , tous les tics, toutes astuces que pourront vous transmettre ceux qui gèrent leur vie sociale. Vous verrez beaucoup de choses, croyez-moi.

Pour conclure, l’amitié est d’or. Même plus.

«  L’amour va voir l’amitié et lui dit :

-          Moi, je fais se rencontrer 2 êtres, je les fais s’aimer… Mais toi, à quoi sers-tu ?

L’amitié réfléchit, et répondit :

-          Je sèche les larmes que tu fais couler sur les joues de tes victimes. Je sert à effacer les injustices que tu as comises.

L’amour s’en fut, pennaude, consciente de ses erreurs, et ne remit plus jamais au cause son opposé. »

Parce que je dois te quitter pour l’instant, Isa.

PS: Vous connaîtrez la suite de mon récit sur L’affaire Jennifer dans mon prochain post. Vous êtes libres de tout imaginer, car les tensions sont à leur combles, et le destin de toutes les 5 repose entre les mains d’une d’entre elle, à savoir laquelle…

PS: Joyeux anniversaire à Thierry !!!!

Blow me… One last Kiss

Posté : 5 décembre, 2012 @ 9:18 dans Non classé | 4 commentaires »

White knuckles and sweaty palms from hanging on too tight
Clenched shut jaw, I’ve got another headache again tonight
Eyes on fire, eyes on fire, and the burn from all the tears
I’ve been crying, I’ve been crying, I’ve been dying over you
Tie a knot in the rope, tryna hold, tryna hold,
But there’s nothing to grab so I let go

I think I’ve finally had enough, I think I maybe think too much
I think this might be it for us (blow me one last kiss)
You think I’m just too serious, I think you’re full of shit
My head is spinning so (blow me one last kiss)

Just when it can’t get worse, I’ve had a shit day
You’ve had a shit day , we’ve had a shit day
I think that life’s too short for this, I’ll pack my ignorance and bliss
I think I’ve had enough of this, blow me one last kiss.

I won’t miss all of the fighting that we always did,
Take it in, I mean what I say when I say there is nothing left
No more sick, whiskey-dick, no more battles for me
You’ll be calling a trick, ’cause you’ll no longer sleep
I’ll dress nice, I’ll look good, I’ll go dancing alone
I will laugh, I’ll get drunk, I’ll take somebody home

I think I’ve finally had enough, I think I maybe think too much
I think this might be it for us (blow me one last kiss)
You think I’m just too serious, I think you’re full of shit
My head is spinning so (blow me one last kiss)

Just when it can’t get worse, I’ve had a shit day
You’ve had a shit day , we’ve had a shit day
I think that life’s too short for this, I’ll pack my ignorance and bliss
I think I’ve had enough of this, blow me one last kiss.

Blow me one last kiss
Blow me one last kiss

I will do what I please, anything that I want
I will breathe, I will breathe, I won’t worry at all
You will pay for your sins, you’ll be sorry my dear
All the lies, all the lies, will be crystal clear

I think I’ve finally had enough, I think I maybe think too much
I think this might be it for us (blow me one last kiss)
You think I’m just too serious, I think you’re full of shit
My head is spinning so (blow me one last kiss)

Just when it can’t get worse, I’ve had a shit day
You’ve had a shit day , we’ve had a shit day
I think that life’s too short for this, I’ll pack my ignorance and bliss
I think I’ve had enough of this, blow me one last kiss.

Blow me one last kiss
Blow me one last kiss

Just when it can’t get worse, I’ve had a shit day
You’ve had a shit day , we’ve had a shit day
I think that life’s too short for this, I’ll pack my ignorance and bliss
I think I’ve had enough of this, blow me one last kiss.

 

Me revoilà! Je vous ais laissé, je le sais, simplement parce que mes journées sont comme « remplies à ras-bord ». je n’ai plus une minute à moi! Entre mes interrogations et les virées entre amies, je n’en peux plus.

Oui, ma situation s’est bien arrangée. Je ne pense plus à eux. C’est comme si ils se trouvaient dans un monde invisible à mes yeux! Rien, aucune haine, aucune tristesse lors de leurs longs baisers en récré! Rien non plus lors des actions-chiche ou vérité! Ou … si. C’est à propos de mes anciens amis. Je suis désolée pour eux. Ils auraient du se trouver des vrais amis avant de prétendre en avoir. Je viens de me rendre compte que les personnes que je côtoyais avant n’étaient que des débiles, des écervelés, des hypocrites! Avant, lorsqu’une personne repliquait quelque chose de pas très sympathique, l’ado concerné lui faisait, ce qu’on appelait communemment , » faire la gueule », c’est-à-dire ne plus parler à quelqu’un et répandre partout autour de sois que nous avons pris cette décision, mais surtout, traîner avec d’autres gens devant son nez. Un peu comme ce que Charlotte me fait. Avant, quand on tombait amoureux , cela se savait aussitôt! Avant, quand on ne parlait pas comme des jeunes ou ne portait pas la marque du moment, on se retrouvait tout de suite exclus. Maintenant… C’est tout autre chose. Il est vrai que les filles qui me servent d’amies accueillent beaucoup plus facilement les nouveaux venus, ce qui les pousse à nouer des affinité avec des gens de n’importe où! Cela peut être un défaut, mais je ne le considère pas de ce point de vue. Tandis que je n’avais jamais découvert les autres élève de ma si vaste école, je me retrouvais à chatter par ms avec des personnes que je croisais entre 2 cours. Le weekend, je suis presque tout le temps en train de surfer entre mes lecons et 2 parties de shopping, de ciné avec mes cops ou de soirée chez une amie. Maintenant, je suis invitée à toutes les fêtes possibles!!!

Je m’en suis rendue compte il n’y a pas si longtemps que ca, mais Miranda fait tout pour que je me sente à l’aise, même à ma place parmi elles. Je n’y vois pas d’inconvénients. Par le biais de cette intrusion , je m’apprête tout les jours à découvrir une nouvelle facette de la personnalité de chacun. Tant tôt je partage un nouveau fou rire avec Camile, tant tôt je travaille chez Carolyn, après avoir découvert tout les recoins et les cachettes de son immense maison! Une fois, durant un Lundi où mes 3 amies mangeaient chez elles, je ne l’avais pas cru possible , mais Miri engagea une conversation avec moi. Elle qui me paraissait si occupée par des sms incessants, des devoirs du soirs, d’innombrables impossibilités de venir aux fêtes… Je n’avais jamais eu le temps de bien la connaître, ce qui me semblait vraiment dommage. Je n’avais jamais voulu me l’admettre à moi-même, mais au fond de mes entrailles, je sentais une espèce de respect envers cette jeune demoiselle qui sortait avec n’importe qui. Je lui trouvais des tas de qualités, mais jamais aucun défaut. et pourtant, je cherchais! Enfin, en bref. Je fus surprise.

- » Tu savais que Jenni allait mal?

-Vraiment? Je l’aurais jamais remarqué! Elle est tellement … sérieuse !

- Ouais, j’ai appris par ma mère que ses parents divorçaient, et que pour rester ici, elle devrait vivre avec son père…

-… Elle ne l’aime donc tellement pas?

- C’est pas ça, c’est juste que sa mère, c’est sa première confidente… C’est un peu ridicule d’ailleurs.

-Ouais. Continue.

-Bas rien! Elle va juste mal pour ça!

-Ah, t’es pas au courant pour…?

-Pour quoi?

-Elle m’a demandé de ne pas le répéter…

-Ne t’inquiète pas pour ça, je dirais rien!

-Bon, je te fais confiance. Elle m’a assurée qu’elle était raide dingue de Julio.

-Mais, Julio… Il ne sort pas avec Sarah?

-Siii c’est bien ça le problème! Elle pense n’avoir aucune chance!

-Mais… Oh, la pauvre…

- Oui, je pense que c’est surtout à cause de ça qu’elle a pas le moral. »

Voilà ce qui entraîna notre 1ère réelle discussion: Jennifer. La Jenni. C’était elle notre fil conducteur. Elle monopolisa nos discussion durant au moins 4 Lundi, jusqu’à , en faite, que l’élu de son coeur rompt avec sa dulcinée.

Cette première discussion me perturba. Jen m’avais toujours assurée que Miranda était une de ses meilleures amies! Pourquoi me confiait-elle ce genre de choses si elle la préférait à moi..?

Lorsque je posai discrètement la question à l’unique concernée, elle me répondit simplement qu’elle… s’embrouillait actuellement avec Miri. À propos de son manque de discrétion. Elle me détailla l’histoire: elle lui avait confié en secret la liste des invités à sa boom. À sa grande surprise, Miranda s’amusa à divulguer partout le nom de ceux qui ne pourraient pas y assister, en sachant que chacun d’eux serait en colère contre elle , alors que Jennifer s’était efforcée de ne pas en parler, de donner les infos par mail, de prendre toutes les précautions nécessaires pour que son secret soit gardé, pour ne pas avoir d’ennemis supplémentaires! Il me sembla bien que c’était une raison un peu louche que de  » faire la gueule » à sa meilleure amie pour une histoire d’invités… Il y eu encore une dernière chose qui me sembla inhabituel. Ma discussion avec Jennifer dut la mettre en état de choc ou en colère, car à peine nos mots ne se destinaient plus, qu’elle partit à pas rapide à la rencontre de Miranda, qui ne dut pas s’y attendre: Jenny commença à l’injurier ou à la réprimander qu’elle avait trahi sa confiance je crois, car je les vis la tête penchée vers leur interlocuteur, la bouche grand ouverte et les sourcils froncés! Jennifer parlait sans trêves, entrant dans une colère plus grande à chaque mot prononcé, mais la Brunette ne se laissa pas faire, car elle profitait de chaque pause de son amie pour se défendre avec beaucoup de sincérité, si bien qu’on les retrouva front contre front dans l’arrière-cour , les crocs sortis, prêtes à s’acharner jusqu’à ce que mort s’en suive à abattre son adversaire… D’après les 2 amies-ennemies, elles se haïssaient maintenant pour une raison personnelle, que personne n’arriva à percer. Malgré la visibilité de  leur des-entente et la haine fabuleuse qu’elles se portaient à présent, aucune d’entre elle ne se trahit: elles étaient liées par le secret.

Peu à peu, on oublia leur dispute, leurs injures , et la vie repris, dans un autre sens. On ne retrouvait désormais plus aucune trace d’attachement entre les 2 demoiselles, si bien que c’était à se demander si elle dégainent remarquer la présence de leur adversaire d’un mois. Nous 3, Carolyn, Camile et moi, essayâmes plusieurs fois de trouver ce dont il était si grave de ne pas parler, mais malgré nos efforts acharnés, nous ne parvînmes pas à deviner le sens caché de leur colère. Ce ne fut qu’un matin de décembre, le 4 je crois, que Carolyn parvient à trouver de quoi faire avancer nos recherches: faisant office de meilleure amie de J. jusqu’à lors, même avant la dispute entre les ex-inséparables, elle se retrouvait forcément en position de force par rapport à nous… Malheureusement, cela ne sembla pas la rendre joyeuse d’avoir recueillit les bribes de ce mystère. Elle arriva ce matin-là, un épais manteau bleu sur les épaules, et un bonnet qui la rendait plus grande pour cause du pompon qui trônait en haut de celui-ci, et avança directement vers Camile et moi, même si , à vrai dire, elle n’avait aucune raison de rester à bonne distance de son amie d’enfance. Ce n’était pas un matin habituel pour moi non plus: quelques minutes seulement avant que la mauvaise nouvelle ne me tombe dessus, Tomàs était venu  à ma rencontre pour me faire la bise, et peut-être reprendre notre ancienne amitié à l’endroit où nous l’avions laissé.

Tomàs et moi nous étions toujours observés d’un oeil distant, mais d’un regard intensif: d’après nos aveux, cela faisait environ depuis le CM1 que nous prévoyions de nouer une amitié sincère entre nous, mais jamais nous n’avions fait le premier pas: soit mes histoire avec Ce garçon m’empêchaient de passer mon déjeuner à causer avec ce jeune homme, soit sa vie privée ne lui laissait pas de répits en ce qui me concernait. Malgré tous nos problèmes et nos obligations, nous avions réussi à ,chacun de notre côté, faire un pas de géant vers l’entente mutuelle. Tandis qu’il s’était rapproché de mes fréquentations qu’il avait toujours daigné regarder, je décidai de laisser un peu de distance entre mes amis et moi. C’est sur ce drôle de quiproquo que nous nous sommes retrouvés à manger seuls à une table de la cantine. Nous étions embrassés de nous retrouver comme cela, assis , à ne savoir que dire, mais finalement, je ne saurais dire qui, mais l’un de nous engagea une conversation à propos de nos cours , un sujet intéressant, mais qui me parut infiniment compliqué lorsque mon ami me fit part de son avis. L’avantage de parler avec Tomàs était qu’il avait un avis sur tout, mais qu’il prenait toujours garde à peser le pour et le contre, et qu’il pouvait nous sortir toutes sortes d’arguments valables auquel personne n’aurait pensé. Niveau physique, il était grand, bruns, au yeux noirs pétrole et à la peau bronzée par des vacances au ski très fréquentes qui étaient payées par des parents richissimes. Il ne portait pas de vêtements coûteux, mais son sac, ses lunettes, sa maison, ses instruments coûtaient la peau des fesses. Oui, j’oubliais, c’était un grand musicien, qui jouait de tout, ou presque, mais qui c’était perfectionné dans l’harmonica pratique et léger, et le piano, lourd et bruyant. C’était une personne que j’avais appris à énormément apprécier, pour ses qualités comme pour ses défauts: la timidité, le refus catégorique de faire face à l’amour, et la haine envers les footballeurs. J’étais toujours heureuse lors de nos rencontres. Avec lui, j’oubliais même mon Roméo précédent, même si, en ce moment, je ne pensais plus du tout à lui. Surtout avec les éléments qui allaient suivre. Qu’il me dise « au revoir » celui-là! Thomàs, c’était autre chose.

Mais pour revenir à notre sujet initial! Malgré mon détachement avec les « populares »(latin: populaires) , il avait bravé le dédain et le ridicule, il avait laissé sa timidité de côté, pour venir m’embrasser. Cela m’avait tellement surprise que je restai quelques dizaines de secondes figée comme de marbre devant son regard étonné. Il était sur le point de partir quand je sortis de ma torpeur et l’interpella sur un sujet historique appelé la 1ère guerre mondiale. Il se retourna, me sourit tendrement, avec son regard plein d’espoir et de compassion, et utilisa sa parole pour accéder à ma requête. J’était donc très heureuse après notre discussion qui se déroula sous le regard étonné de mes anciens camarades, et ce fut avec un large fossé en guise de sourire que je rejoignis Camile qui guettait impatiemment l’arrivée de quelqu’un avec qui elle aurait la possibilité de partager… hem… bas rien du tout en faite, juste pour parler. Elle fut sur le point de sauté sur place lorsqu’elle aperçut Carolyn à l’autre bout de la cour de récréation , mais l’anxiété qui se lisait sur son regard trahissait la grande émotion qu’elle contenait. Elle avait un regard hésitant, et elle était sur ses gardes, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment.

- » Coucou!(Cami)

-Coucou!(Caro)

-Coucou!(moi)

- Ça va? T’as une tête de …

- Pas besoin de grossièreté de ta part!

- (rire de Camile) Oh, je vous prie de pardonner mon manque de respect envers cette incroyable personne que vous êtes…

- Bon, passons. (moi)

- Ah, Isa! (bise) Bon, je crois que j’ai du nouveau à propos de… l ‘Affaire (regards lourds de sous-entendus de la part de nous 3, sourcils descendus au niveau des yeux en signe de concentration, et une pointe d’humour dans les yeux de chacune)… J’étais chez Jennifer hier, parce que nous avions notre cour de maths qui commençait , et j’étais passée la prendre chez elle. Elle ne devait pas m’attendre , car je sonnai à la porte, mais je me rendis compte qu’elle était ouverte. Elle vis au 1er étage d’un tout petit immeuble, alors c’est facile de rentrer. Je suis donc rentrée, et là, j’ai vu ses clefs jetées parterre… Je me suis baissée pour les ramasser, et j’ai vu son manteau étalé sur le sol, ainsi que son bonnet, son écharpe et ses gants, qui était saupoudrés de neige. Plus loin, il y avait son cartable même pas ouvert. C’était vraiment bizarre parce que çà faisait quelques heures qu’on avait fini les cours, et elle aurait du au moins commencé ses devoirs! Pourtant… Je me suis discrètement approchée de l’entrée de son royaume. Je n’ai rien attendu, alors j’ai entre-ouvert la porte, et j’ai vu un monstre blanc ! Non, enfaîte, c’était bien elle. Mais elle était d’une pâleur extrême! Elle avait des cernes toutes rouges! Jennifer avait porté ses mains à son visage, et ses ongles étaient jaunes, ses pupilles étaient dilatées… Je n’ai rien dit, et je me suis doucement faufilé à l’intérieur de sa chambre, dans un désordre pas possible. C’était horrible de la voir comme ca. Elle cessa un moment de contempler ses pieds, tourna sa tête vers moi , et me demanda  » CO… COMMENT TU… TROUVES MON… MON… MON DÉGUISEMENT?? … POUR .. HALLOWEEN!! » Nous nous sommes regardées pendant un long moment, puis, d’un coup, nous avons éclatée de rire!! Au début, je pensais qu’elle était devenue une maquilleuse professionnelle en l’espace de quelques semaines, mais quand j’entendis son rire, il ressemblait.. J’entendis une ressemblance… Avec un vomi, ou hem… Vous savez, là, les rires des ogres, ou bien… Comment dire…

-Comme ça?? RAHRAHRAH!!! (Camile)

- Ou plutôt ROHROHROHR?(moi, qui commençait à me tendre peu à peu)

- Oui, c’était plutôt ca, un rire un peu lourd, comme si elle toussait… Mais ce n’était pas tout. Quand elle voulut se lever, elle n’y arriva pas tellement elle vacilla: je l’aida à tenir debout, me disant surement à ce moment-là qu’elle révisait son numéro, mais subitement, je me souvins que Halloween était passé depuis 2 mois déjà! Je la laissai tombé d’un coup, et c’est en un gros BAM qu’elle s’étala parterre sans avoir l’air souffrante: elle balanca ses mains dans tous les sens, et commenca à vouloir m’attraper, me « tordre le cou » comme elle disait! J’ai eu super peur, et j’ai reculé jusqu’à tomber devant la porte… J’ai senti quelque chose de pointu dans mon dos… J’ai encore reculé, à 4 pattes, pour lui échapper, même si elle n’avancait presque pas, et j’ai regardé par terre… Je la découvris. Une seringue. Vide. Un peu rouillée. Je l
ai pris dans mes mains et Jennifer m’a littéralement agressé vocalement! Je l’ai prise quand même, dans l’agitation, et je me suis enfuie en courant de chez elle…  »

C’est alors que mon amie fondit en larmes: le stress, la peur, la vue qu’elle avait eu… Ça l’avait traumatisé. Elle ne semblait plus sûre de rien à présent. Les gens devaient se demander ce qu’il se passait, mais ils ne pouvaient voir que 3 filles qui se réunissaient… Autour d’une Carolyn en larmes, à la limite du crac, parce qu’elle avait vue sa meilleure amie de toujours prendre de la drogue. N’importe quoi , n’importe quel genre, cela laissait le fait tel qu’il était: notre camarade se shootait à cause de… D’on ne sait quoi. Je comprenais mieux l’attitude de Miranda: Jenny avait du le lui dire, et cette petite insouciante n’avait pas du se rendre compte de la chose! Elle n’avait rien fait! Et c’est à propos de ça qu’elles se disputaient, qu’elles ne se parlaient plus! Mais elle n’avait rien dit… Pourquoi? Elle savait bien que c’était la faire souffrir de ne pas l’aider! NE voulait-elle justement pas que son ex-complice subsiste dans cette vie? Lui voulait-elle du mal? Ne comprenait-elle pas ce qui se tramait…? Ou ne savait-elle peut-être pas? Lui avait-on peut-être raconté des bobards? Ou bien… Ce qui me paraissait le plus probable: elle en prenait aussi. Elle fumait. Elle aimait se défoncer à la cannabis.Mais sinon pourquoi m’aurait-elle mis sur la piste Lundi midi? Oh non. Pitié, tout mais pas ça…

-  » Ma pauvre Caro, t’inquiète pas… Calme toi. Respire par le nez.

-Mais ça me semble vraiment … Chelou comme histoire! Tu es sûre de ce que tu dis?

- Sniff… , répondit-elle entre 2 sanglots, oui… je crois bien…

- Enfin, c’est vrai que c’est une drôle d’histoire! Jennifer! Je suis choquée! (dit Camile sur un ton ironique, persévérant dans sa quête de remettre de l’ambiance en ce moment fatidique)Mais comment… Elle! Je ne l’aurais jamais cru! Tu as encore la seringue?

- Oui, sniff, chez moi…

- Au moins on a une preuve…

- Bas bientôt, on en aura 2, me répliqua Cam’, voilà les 2 concernées… »

Nous vîmes alors s’avancer, dans le calme le plus profond, avec le regard le plus dure, les 2 filles qui semblaient parfaites: Jennifer et Miranda. Elles nous regardaient fixement. Elles savaient que nous connaissions leur situation. Elles nous en voulaient. Tout doucement, Camile terminât sa phrase en chuchotant, tant la peur lui montaient à la gorge, la peur de cette fille qu’elle avait côtoyé, cette fille qu’il ne lui semblait plus connaitre depuis c´quelques semaines. C’était aussi notre sentiments, à Carolyn et à moi. Mais que pouvions-nous faire à ce moment -là?

Au secours! SOS! À l’aide! hurlaient nos consciences. Mais Aucun son ne sortait de notre bouche. Nous étions devenues muettes. Même le témoins arrêta ses sanglots. Tout était silence. Tout était souffrance. Tout était peur. Tout était incompréhension. Tout était un suspens insoutenable. Que devions-nous faire?

Isa

 

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