I still alive

With all the horrors we saw, we're going to war with a smile on our faces, because we're friends of Death himself…

Extrait d’un journal intime 7.12.2012 de Isa

Classé dans : Non classé — 10/12/2012 @ 19:49

7.12.2012

Je crois que la vraie magie de l’amitié ne se trouve pas dans le fait de rigoler ou de se balader ensemble, même de se faire confiance. Je m’en suis rendue compte il n’y a pas aussi longtemps que ça, avant la mésaventure de Jennifer. J’avais toujours cru que se tenir par le bras et manger ensemble étaient les bases d’une amitié durable, parce que cela signifiait que la personne concernée faisait parti de notre quotidien, même car on se faisait plaisir mutuellement par de simples actions qui ne nécessitent pas grande énergie. Pour moi, quand quelqu’un faisait ce que sa meilleure amie lui demandait à chaque fois qu’elle le désirait, c’était une fille soumise, qui obéissait aux ordres. Je me suis complètement trompé, mais jusqu’au trognon!

L’amitié commence réellement au moment où l’on se rend compte du manque qui se trouvait dans notre coeur , lorsqu’on  comprend que cette personne que nous côtoyions le plus souvent possible, l’a comblé. La véritable amitié naît lorsque les deux tristes vides et gros malheurs se rencontrent , et commence déjà à se compléter. Simplement parce que tout le monde a besoin d’un être différent des autres à ses côtés, une personne qui se démarque si essaiment du reste des troupes… Une petite voix qui surpasserait celle d’une foule , un style qui la rendrait reconnaissable partout où elle laisserait sa trace, dans une rédaction ou dans un bac à sable. L’amitié est toujours représentée par une boule à la taille modifiable qui se trouverait 24 h sur 24 h au plus profond de nos hantise: quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, elle est omniprésente dans nos têtes, elle n’est pas éternelle, sauf pour quelques exceptions: c’est par la peur de la perdre qu’on en fait parfois trop, c’est par la peur d’en dépendre qu’on en fait pas assez. On l’a souvent dit, mais je vais citer cette fameuse phrase de on-ne-sait-pas-et-on-ne-saura-jamais-qui:

 » Il vaut mieux avoir un ami fidèle que dix que l’on croise à la sortie des cours ». Il y a encore  » La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître ». Ils traitent de la même chose! Il faut bien choisir ses fréquentations, plus que ses choix: ce sont elles qui nous accompagneront lorsque nous devrons contourner un obstacle; ce sont elles qui nous retiendrons à la vie tout au long de notre existence; ce sont elles qui se trouveront toujours derrière notre dos, pour être sûr que nous ne fassions pas de bêtises ou que nous ne nous trouvions pas seuls… Une vraie amitié, c’est quand on sait que , si on demande à notre ami de nous assister à n’importe quel moment de notre destinée, il viendra à nous, malgré les efforts qu’il  devra faire , ou l’énergie qu’il y usera. Peut-être ne sera-t-il pas utile, ou de mauvais conseil! Mais au moins, n’est-ce pas déjà une preuve d’affection que de s’user à rendre service à ceux qui nous tiennent à coeur? Ne pensez-vous pas qu’un vrai ami devrait toujours venir à la rescousse de la 2ème partie de son duo? Une amitié, c’est quand on sait se priver de tout pour satisfaire notre deuxième moitié, comme si on en dépendait? Oui, ce doit être cela la vrai crainte des politiciens: la camaraderie nous fait lier des liens, qui peuvent être tantôt fort et résistants à toute tempête, tantôt faible et facilement atteignable, brisable en un seul souffle. C’est cette 2ème option qui nous permet de tout se dire, qui nous permet de bien rire entre potes, mais il suffit d’une seule trahison volontaire ou non, et un regard dur peut remplacer ces câlins. Non, ce n’est pas cela qui est digne de prétendre être universelle. Pour arriver à un résultat authentique, il faut beaucoup de patience, il faut de la timidité et de la franchise, un soupçon de crainte et de méfiance, et une curiosité dévorante. La vrai fraternité peut enclencher un syndrome de « gros blanc », des effets secondaires qui imposeraient aux meilleurs copains de grands moments de silence dévorants, pour réfléchir, ou plus fréquemment parce qu’on n’a plus rien à se dire.  Je crois que ce sont ces moments-là qui traduisent un espoir. On peut connaitre quelqu’un depuis longtemps, ne jamais cesser de l’interroger ou de lui répondre, de discuter, mais par un hasard ambigu, ne plus rien trouver à faire sortir de ses lèvres, comme si on ne pouvait, d’un coup, plus penser, que rien ne nous vienne à l’esprit, alors que pourtant, avant, chaque minute passée était une succession de rigolades et souvenirs évoqués. C’était avant. On ne peut pas effacer la passé. Et c’est bien ça qui nous oblige à prendre en compte tout ce que l’on a fait jusqu’à maintenant. Une vieille amitié n’est jamais brisée si elle était partie sur de bonnes bases. Oui, les bases, le premier regard, les premières paroles, les premières questions, chacun à connu cet embarras de se trouver face à un être dont on ignorait totalement les points d’intérêts. C’est le point décisif. Soit on s’intéresse l’un à l’autre par on-ne-sait-quelle-raison, ou bien on ne fait rien, on ne se regarde plus, on ne tiens plus à se parler ni à prétendre se connaitre. C’est aussi cela qui rend les chose compliquées: on croit toujours que la personne avec qui l’on souhaite monter une estime de l’autre ne s’intéressera pas à vous. La plus part du temps, ce sont des paroles en l’air que vous lancez. Ne vous leurrez pas! N’abandonnez pas! Rester debout! Allez-y peut-être plus doucement, introduisez-vous avec plus de finesse à son milieu  , si vous êtes bien sûr qu’elle en vaut la peine.

Je ne pense pas que la question de savoir si celui ou celle qui nous intéresse  me reviens, mais je crois savoir ce qu’il nous faut pour pouvoir nouer une sympathie avec quelqu’un : la confiance en sois, la diversité d’opinions et l’expérience. La confiance en sois pour persévérer , toucher son but, ne pas toujours se remettre en cause comme si le monde autour de nous était parfait. La diversité d’opinion pour pouvoir faire et entretenir une discussion intéressante.Oui, les disputes , les débats et les dialogues sont le meilleur moyens de faire naître du respect, donc de l’intérêt chez une personne envers une autre. Pour finir, l’expérience, qui s’acquiert avec le temps , qui nous sert à se pas se tromper ni à choisir la « mauvaise « vie. Bon, c’est une thèse, c’est un avis. Vous êtes libres de ne pas y croire. Mais regardez les gens « populaires », rien que ceux qui sont aimés, prenez du recul par rapport  à vos fréquentation, pendant 10 minutes, pendant même pas un repas: ne dites rien, écoutez les discussions des autres, observez toutes les manies , tous les tics, toutes astuces que pourront vous transmettre ceux qui gèrent leur vie sociale. Vous verrez beaucoup de choses, croyez-moi.

Pour conclure, l’amitié est d’or. Même plus.

«  L’amour va voir l’amitié et lui dit :

-          Moi, je fais se rencontrer 2 êtres, je les fais s’aimer… Mais toi, à quoi sers-tu ?

L’amitié réfléchit, et répondit :

-          Je sèche les larmes que tu fais couler sur les joues de tes victimes. Je sert à effacer les injustices que tu as comises.

L’amour s’en fut, pennaude, consciente de ses erreurs, et ne remit plus jamais au cause son opposé. »

Parce que je dois te quitter pour l’instant, Isa.

PS: Vous connaîtrez la suite de mon récit sur L’affaire Jennifer dans mon prochain post. Vous êtes libres de tout imaginer, car les tensions sont à leur combles, et le destin de toutes les 5 repose entre les mains d’une d’entre elle, à savoir laquelle…

PS: Joyeux anniversaire à Thierry !!!!

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Helendresses |
g201202 |
Redconsulting |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Yoogreys
| Laviedunebellevierge
| Theblogdesado